Aux États-Unis, TikTok se retrouve à nouveau au cœur de l’actualité avec le possible achat de sa branche américaine par une figure inattendue : Tim Stokely, fondateur de la célèbre plateforme OnlyFans. Ce tournant intervient dans un contexte de tension concernant la sécurité nationale, où le gouvernement américain impose à ByteDance, la société mère de TikTok, de trouver un acquéreur américain sous peine de voir le service interdit sur le territoire.
Une proposition audacieuse de Tim Stokely et Zoop
Tim Stokely, via la startup de médias sociaux Zoop qu’il a cofondée, a soumis une offre d’achat stratégique au géant chinois ByteDance. Cette initiative est soutenue par The Hbar Foundation, une entreprise spécialisée dans la crypto-monnaie, ce qui apporte une dimension supplémentaire à l’accord potentiel. Stokely et son équipe souhaitent positionner cette acquisition comme une véritable révolution, en mettant l’accent sur une meilleure répartition des revenus au profit des créateurs de contenu.
Dans une déclaration, Zoop a comparé cet achat à un duel entre David et Goliath, promettant de redonner aux créateurs le contrôle de leur contenu via des accords de partage des revenus plus justes. Le temps presse pour ByteDance, car le délai pour finaliser une offre américaine arrive rapidement à expiration, avec une date butoir fixée au 5 avril pour éviter une interdiction. Ce défi est exacerbé par le fait que le processus est dirigé non pas par ByteDance, mais par la Maison-Blanche elle-même, soulignant l’urgence économique et politique.
Des implications politiques et économiques complexes
Derrière l’intérêt pour TikTok aux États-Unis se cache une stratégie de sécurité nationale : les autorités craignent que le gouvernement chinois ait accès aux données des utilisateurs américains via TikTok. Cela pose un problème majeur de confidentialité et de souveraineté des données. La participation de Hbar, avec sa technologie blockchain transparente et sécurisée basée aux États-Unis, pourrait être un atout sérieux pour convaincre les autorités américaines de donner le feu vert à l’accord.
Par ailleurs, Tim Stokely et son associé RJ Phillips soulignent l’importance de restructurer le secteur des médias sociaux de manière équitable pour les créateurs. Ils pensent que ces derniers, en attirant le public sur la plateforme, méritent une plus grande part des revenus publicitaires, une vision qui pourrait séduire à la fois les créateurs et les utilisateurs cherchant une transparence et une équité accrues.
Les autres prétendants dans la course
L’offre de Stokely n’est pas la seule sur la table. Amazon aurait également manifesté son intérêt pour TikTok en soumettant une proposition, bien que certains médias rapportent qu’elle n’est pas considérée sérieusement. Une autre solution pourrait impliquer une coalition d’investisseurs américains, notamment Oracle et la société de capital-investissement Blackstone, prêts à prendre le relais tout en laissant ByteDance propriétaire de l’algorithme, lequel pourrait être loué à l’acquéreur.
Il existe également un débat transcendant la question économique : qui doit contrôler l’outil algorithmique puissant que représente TikTok ? La Chine a exprimé des réserves quant à l’idée de céder cet algorithme pourtant crucial, ce qui ajoute une autre couche de complexité aux négociations.
Tandis que Zoop et ses partenaires tentent de naviguer dans ces eaux tumultueuses, la question clé demeure : la vision audacieuse d’une plateforme réellement orientée vers les créateurs et les utilisateurs s’alignera-t-elle avec les attentes de l’administration américaine ? L’avenir le dira, mais ce mouvement pourrait bouleverser le paysage des médias sociaux aux États-Unis et potentiellement ouvrir une nouvelle ère de partage de contenu.